Une sortie à la journée à proximité de la très haute vallée de l'Ariège.

Départ matinal avec le train qui va de Toulouse à Latour-de-Carol. Je descends à l'Hospitalet-près-l'Andorre après 2 heures de train.

La dernière gare de l'Ariège avant que la ligne ne franchisse le Puymorens indique 1428 m. A proximité du gîte d'étape, on trouve les petits panneaux des sentiers de randonnée qui traversent le village. Je pars pour suivre le GR107C qui me mènera au refuge des Bésines, première partie de ma randonnée. Le sentier démarre par une montée en 2 zigzags qui croise la RN22 qui descend du col du Puymorens. Le sentier poursuit plus ou moins en balcon à flanc de montagne, croise trois ruisseaux dont le dernier et plus gros, forme une petite cascade dans la roche.

Un peu plus loin, la pente se raidit et quelques lacets permettent de faciliter la montée. Une belle vue se dégage ensuite sur la vallée ariégeoise, autant vers la frontière andorane que vers l'aval et Mérens.

P1110094

P1110095

Au niveau du passage de la crête du Tos Bessateil, le panorama se dégage sur une partie de la vallée du ruisseau des Bésines. Le chemin est moins pentu et passe au milieu de pâtures, puis au milieu de pins.

Je finis par arriver à l'étang artificiel des Bésines, avec une vallée barrée par un petit barrage. Le sentier passe en rive gauche du lac, franchit un premier torrent et débouche dans le cône de déjection des deux torrents (Bésines et Coume d'Agnel) où le terrain est plat. S'ensuit une montée raide pour rejoindre le refuge des Bésines à 2104 m d'altitude.

P1110102

J'y fais 30 minutes de pause avant de repartir pour le porteille (ou le col) des Bésines (ci-dessous le creux entre les deux montagnes à l'arrière plan).

P1110104

Le sentier est relativement plat au début, puis monte régulièrement le long du torrent des Bésines jusqu'à 2200 m d'altitude. Les derniers hectomètres pour atteindre le col sont très raides avec une fin dans les caillasses. J'arrive au col (2333 m d'altitude) après presque une heure de marche depuis le refuge.

P1110106

J'y croise un couple de randonneurs en itinérance qui vient du côté nord et qui me fait le topo sur leur montée qui sera ma descente. J'enclenche la descente dans un pierrier puis je profite du retour du soleil pour faire ma pause déjeuner après avoir vu une marmotte.

P1110108

P1110113

Je repars après 30 minutes de pause (j'ai quand même le dernier train à prendre à Mérens). La descente est régulière jusqu'au petit étang d'Estagnas.

P1110118

Ensuite, la pente se raidit et le sentier est moins agréable (partie technique et rude indiquée par le couple) avec un torrent à main droite. Je débouche à la Présasse, petit replat où plusieurs torrents se rejoignent pour former le Nabre.

P1110120

Je longe ce torrent en rive gauche, le franchis par une passerelle et poursuis en rive droite avec le chemin non plus à côté mais en surplomb du torrent. Framboises et myrtilles poussent en quantité sur le bord du sentier et une petite pause douceur sucrée s'impose.

Alors que Mérens approche, je passe au niveau de sources sulfureuses avec une eau plus ou moins chaude : sources qui attirent quelques touristes qui montent en claquettes ou en talon jusqu'aux bassins aménagés. Le chemin débouche enfin sur les hauteurs de Mérens avec les premières maisons du lieu dit "Vives". Il reste encore 150m de dénivelé négatif pour arriver au coeur du village en longeant le Nabre, qui se jette dans l'Ariège juste après la N20.


Visorando