Jour 1 : la traversée de la baie de Somme à pied

Départ du Crotoy à 13h30 avec un guide et un groupe d'une vingtaine de personnes.

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L'orage gronde au sud-est de la baie, comprettant la traversée. Mais au final, il va s'éloigner. La traversée est vraiment aisée. On met parfois les pieds dans l'eau jusqu'à mi-mollets mais dans l'ensemble, on reste au sec. La traversée a été effectuée 2 jours après les mortes-eaux d'équinoxe et dans un contexte météo sec les jours précédents : pas de boue, ni de gadoue dans les prés salés et ses abords.

Le guide nous apprend ou nous rappelle plein de choses, dont certaines sont bien détaillées par l'université picarde :

- la baie s'ensable à un rythme très important de 4 cm/an (soit 4 m/siècle), principalement à cause des aménagements qui ont totalement perturbé la dynamique des marées et le transport solide associé : poldérisation en amont, chenalisation de la Somme, remblai routier barrant l'estuaire. La marée remonte beaucoup moins loin dans les terres et la chasse des sédiments qui s'agglutinent dans la baie est atténuée.

- il faut concilier différents éco-systèmes naturels et anthropiques. Par exemple des moutons qui paissent dans les prés salés dont les déjections ne doivent pas trop altérer la qualité de l'eau de mer, étant donné la culture des moules de bouchot plus loin dans l'estuaire.

- la distinction entre les prés salés (le schorre) et la partie vaso-sableuse (la slikke) : les prés salés ne sont submergés qu'aux grandes marées alors que la slikke l'est à chaque marée ; la slikke est en aval de la baie, le schorre en amont.

- comme en baie du Mont-Saint-Michel, les sables mouvants sont une légende : on n'a jamais vu personne se faire engloutir par les sables. Par contre, on peut se retrouver les jambes bien bloquées jusqu'aux mollets (voire aux cuisses à la limite). Et si on ne s'en sort pas seul ou aidé, on se noit à marée haute !

- le réseau hydrographique est très dense et maillé : la marée monte très rapidement et peut surprendre les personnes non averties.

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La salicorne de la baie. A noter qu'il faut une autorisation pour en ramasser. Et on trouve aussi des oreilles de cochon, autre plante halophile.

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Saint-Valéry, point d'arrivée

Au total, 5 km de marche pépère en 3h.

 

Jour 2 : de Cayeux au Tréport à vélo

Départ du centre de Cayeux avec des vélos loués pour l'occasion. Sur la plage de Cayeux, de beaux cabanons de plage vert et blanc. Clin d'oeil au Finistère ci-dessous. Direction Ault par le chemin blanc peu roulant et caillouteux situé derrière la dune-digue qui longe la côte.

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On croise des chevaux Henson dans un champ. Après 10 km, arrivée à Ault pour la pause déjeuner face à la mer : pâté et fromage de chèvre.

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Ault village (bientôt ?) sinistré puisque le recul du trait de côte semble irréversible. La falaise a tendance à s'effondrer et les protections du front de mer commencent sérieusement à donner des signes de faiblesses. La rue fort sympathique qui longe le front de mer est vouée à disparaître d'ici quelques dizaines d'année.

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Nous sommes obligés de prendre la route qui s'élève sur le plateau (à 100m d'altitude) pour poursuivre notre chemin. Un bout de départementale et on tourne à droite pour circuler sur une petite route. Après un petit détour par la statue de Notre Dame de la Falaise qui domine Mers-sur-Mer, nous débouchons sur le front de mer de la cité balnéaire. On aperçoit en arrière les falaises.

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Nous changeons de département et de région sur la belle avenue qui borde la plage et qui possède de belles demeures aux devantures d'époque (laquelle ?!)

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Avant de repartir en remontant la Bresle, fleuve côtier qui fait la frontière entre la Haute-Normandie et la Picardie, retour sur le bassin du port affublé de bâteaux de pêche.

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