Arrivée le samedi soir au camping des Dômes à Nébouzat avec installation de la tente. A la réception, je vois un petit papier indiquant une rando VTT le lendemain. Comme les vacances seront en mode carpe diem, je décide de participer.

Dimanche 28/6

Randonnée VTT fort sympathique (la ronde des volcans), pas vraiment difficile avec un soleil au rendez-vous. une boucle de 50 km environ avec une seule véritable montée et des passages en sous-bois parfois bien humides.

Départ et arrivée à la salle des fêtes de Nébouzat.

 

Lundi 29/6

Départ du camping pour aller au puy de la Vache. il s'agit d'un cratère égueulé, dont un flanc a été entamé suite à une éruption. la grimpette au sommet est agréable avec un beau point de vue sur les volcans aux alentours, sur la chaine des puys en général et la chaîne du Sancy au loin.

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Passage par la maison du parc en rénovation. j'achète un guide sur les volcans d'Auvergne (11 ans après, je suis loin d'avoir tout lu !).

 

Mardi 30/6

Sortie au lac de Servières. je pars en voiture au col de Guéry (1268 m) où il y a un grand parking. En hiver, c'est le point de départ des pistes de ski de fond. A proximité, on trouve le lac de Guéry qui est un lac glaciaire : le retrait du glacier a formé un "bouchon" dans la vallée et la retenue ainsi formée est devenue un lac. Ce lac possède une particularité (unique ?) en France : il est le théâtre chaque année au 1er mars (date de l'ouverture de la pêche) d'un concours typique : on fait des trous dans la glace (le lac est gelé) et on pêche le poisson comme les Inuits ! En théorie, ce genre de pratique est interdite mais au nom des traditions, c'est toléré...

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Du parking, belle vue sur deux anciens volcans : les roches Tuilière et Sanadoire. Les deux sont des protusions, c'est-à-dire une poussée de magma qui ne s'est pas épanchée sur les flancs du volcan à cause d'une trop grande viscosité. Ce sont des "pistons" de lave. La roche Tuilière (à gauche) s'est formée en une seule poussée de lave et son refroidissement a créé des orgues basaltiques. La roche Sanadoire (à droite) s'est formée par plusieurs poussées successives de lave.

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100_4823Du parking, il faut environ une heure et demi pour rejoindre le lac de Servières en suivant le GR30. Le chemin passe au pied du puy de l'Ouire (1505 m) et du puy de l'Aiguiller (1525 m). Pas de difficulté particulière avec un point haut du parcours à près de 1500 m. On descend ensuite vers le lac qui est d'origine volcanique : le cratère s'est rempli d'eau au fil du temps. Le lieu est fort agréable avec une température douce à cette altitude (1200 m). On voit bien sur la photo ci-contre que le niveau du lac est proche de la lèvre orientale, point bas du tour du cratère.

100_4819C'est un lieu apprécié des pêcheurs et des vacanciers. La baignade est interdite pour préserver le milieu. Le lac est entouré de pins et sapins. Le contour du cratère est plus prononcé sur le flanc sud. Le tour du cratère est aisé en 20 à 30 mn suivant le rythme.

Le retour au parking se fait par le même chemin qu'à l'aller : une rude montée puis une marche à flanc d'un dôme volcanique, puis passage au col, puis descente.

 

Mercredi 01 juillet

100_4829C'est LA grande sortie. Je prends la voiture jusqu'au village de Saint-Ours (800 m). Et de là, c'est parti pour un mini-tour des puys par le GR441 - GR4. Sortie par l'est du village, direction le hameau de Beauregard (900 m). Belle vue sur les Puys Chopine (à gauche, 1181 m) et des Gouttes (à droite, 1090 m). Le chemin passe en sous-bois entre les deux volcans puis monte au sommet du Puy des Gouttes qui semble égueulé.

 

100_4833Un très beau panorama se dégage alors avec :
- au premier plan la plaine, une ancienne carrière et le parc Vulcania,
- au second plan, la chaîne des Puys : Puy de Côme, Grand Suchet, le Ciersou, puy Pariou, puy des Goules, grand et petit Sarcoui pour ne citer que les principaux
- à l'arrière plan et dominant le paysage, le Puy de Dôme.

Après avoir profité de la vue, il faut descendre en suivant toujours le GR4 / GR441. On passe dans la forêt, franchit les RD 559 et 941 puis on passe entre le Puy de Côme et le Grand Suchet que l'on va contourner par le sud. On arrive à une croisée de chemins avec un point d'eau en été. Vers le nord, le chemin permet de grimper et faire le tour du puy Pariou.
100_4835Vers le sud, c'est l'ascension du Puy de Dôme. Le chemin a été récemment aménagé avec des escaliers et des ballustrades en bois pour protéger les pentes de l'érosion. La fin de la montée se fait par la route. Le sommet est à 1415 m. Un chemin permet de faire le tour et on a une belle vue sur la cuvette de Clermont-Ferrand.

La vue est également superbe sur le puy Priou et le Grand Suchet dont les cratères sont parfaitement visibles.

La descente se fait par la face sud sur un chemin de muletier très raide. Passage au col de Ceyssiat, au village de Laschamp.

Je rattrape un scout qui fait son raid (une nuit à la belle étoile prévue), passage au pied du puy de Lassolas à côté de celui de la Vache visité le lundi précédent.

Retour par le chemin emprunté le lundi et arrivée au camping à 20h, soit près de 8h de marche.

Puy de Dôme

 

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Jeudi 2 juillet

Je dois récupérer la voiture. Pour cela, 20 km de VTT sous un temps ensoleillé mais lourd. Après-midi à Pontgibaud avec visite du château (ci-contre) sous un soleil voilé.

 

Visite du village et des bords de la Sioule. L'orage éclate en fin d'après-midi.

 

Vendredi 3 juillet

100_4859Départ du camping en voiture pour rejoindre la commune du Mont-Dore. Je gare la voiture sur un petit parc de stationnement en bordure de la Dordogne. La randonnée démarre à  droite du temple, en rive gauche de la Dordogne juste après le premier pont (RD  645), à 1050 m d'altitude.

Le chemin bitumé au départ grimpe franchement dans le sous-bois. Première bifurcation en T : partir à droite puis tout de suite à gauche sur le  chemin des médecins. Après trois épingles, le chemin passe à proximité de la station d'arrivée du funiculaire, qui fait l'objet de dernières vérifications avant son ouverture estivale prévue dans les jours à venir. Mis en service en 1898, ce serait le plus vieux de France.

Depuis le point de départ, j'arrive en un quart d'heure au "salon" du Capucin, plateau naturel qui domine la ville et d'où partent pistes de skis en hiver et chemins de randonnée en été. On voit très bien la construction de la ville en fond de vallée.

Il faut ensuite récupérer le GR30 qui prend un bout de piste bitumée qui monte à un ancien buron et laisse à gauche le Capucin, arrête rocheuse qui culmine à 1468 m. A près un bout en faux-plat, le chemin traverse des pâtures et serpente à flanc de montagne pour gagner le puy de Cliergues à un peu moins de 1700 m.  De là, très belle vue panoramique à 360° sur le Puy de Sancy au sud,  la montagne de Bozat (1459 m) à l'ouest, le roc de Cuzeau (1737 m) et le plateau de Durbise à l'est..

 

100_4862Je poursuis un peu avant de déclarer forfait, le chemin prenant clairement la ligne de crête avec à gauche le vide (intersidéral) et à droite le vide (interplanétaire). Sur la carte IGN, le chemin suit la crête jusqu'au puy de Sancy (ci-contre) en passant par le pas de l'Âne. Il ne restait qu'un gros kilomètre à parcourir mais la configuration topographique n'est pas propice aux personnes sujettes au vertige comme moi !

De ce point de vue, on domine la très haute vallée de la Dordogne, ce qui m'a donné l'idée de tenter le lendemain la grimpette au Sancy par la vallée et non par les crêtes.

 

 

Je rebrousse donc chemin, non sans avoir déjeuner en profitant de la vue. Et je rejoins la voiture avec pour objectif de filer vers l'Est voir Saint-Nectaire, la cité du fromage éponyme avec son église bien costaude bâtie sur la hauteur. Puis visite du château de Murols où un spectacle médiéval est donné, principalement à l'attention des enfants.

Samedi 4 juillet

100_4871Deuxième chance pour grimper au Puy de Sancy (point culminant du Massif Central) en passant par la station du Mont-Dore. Départ du même point que la veille, début de la marche identique mais au premier T, je tourne à gauche sur le chemin des artistes. Ce chemin passe par  dessus le tracé du funiculaire, suit le flanc de montagne dans le sous-bois puis passe à découvert au niveau de la route qui monte à la station à 1230 m d'altitude. Le chemin longe alors les pistes de ski et les remontées mécaniques. Il débouche sur le parking (payant en été !) de la station de ski, à proximité de la gare de départ du téléphérique, à 1320 m d'altitude. Quatre possibilités pour monter au puy de Sancy :
- le téléphérique ;
- le sentier à droite par le Val de Courre, qui passe à proximité du Puy Redon, puis par le Pas de l'Âne ;
- le sentier qui zigzague presque sous les câbles des téléphériques ;
- le GR4E qui prend le tracé d'une piste de ski.

A noter que via ce chemin, on passe tout proche de la confluence des deux torrents, la Dore et la Dogne, qui réunis, forment la Dordogne (et ce n'est pas une blague !). C'est d'ailleurs pour cela que j'ai choisi ce chemin, mais aussi pour éviter les abrupts et autres passages en crête. Arrivé au pas de l'Âne, le Sancy est dans les nuages. Pendant la grosse demi-heure où je suis resté à proximité du sommet, la vue tantôt se bouchait, tantôt se dégageait sur les sommets et la vallée au sud-ouest.

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